G. Catlin par William Fisk (1849)

Patrick Grainville nous emmène chevaucher au côté de George Catlin (1796-1872), artiste-peintre américain spécialisé dans la représentation des indiens et de leur us et coutume.

"En 1832 il [Catlin] était le seul à prévoir l'exinction à venir [des bisons]. Le chemin de fer ne traverserait le Dakota qu'en 1872! Les bisons allaient mourir. Ils étaient pour les indiens le corps du cosmos, ils migraient selon les points cardinaux sacrés, d'est en ouest et du nord au sud. Ils étaient le corps des tribus, des villages, le corps des Indiens. Le Grand Pan allait mourir." 

Comme chaque fois  P. Grainville ancre son roman dans un lieu, un événement, un pays...Ici il s'agit de G.CATLIN "ethnologue contemplatif" .

Nous vivons son aventure à ses côtés au milieu des tribus, et c'est exaltant. D'abord de découvrir cet artiste, et de nous plonger dans le quotidien de cette époque dont les westen ont travesti la réalité.... L'écriture de P. Grainville s'est apaisée: on retrouve moins les successions impressionnantes d'adjectifs, le rafinement (la préciosité? ) des mots. L'érotisme, bien présente est moins cru...L'écriture est toujours belle, fluide, envoûtante. On est collée au texte et vivons l'histoire...

En plus de ses peintures Catlin avait le projet de sauvegarder les traces de la civilisation indienne dont il pressentait la disparition.

"Catlin était encore tenaillé par son désir de récolte, de rapine, de thésoristion. Il s'inquiétait de l'avenir de son musée.   

En 1838 ouvrira l'Indian Gallery. On trouve aussi des tableaux de G. Catlin au musée du quai Branly à Paris.

La découverte d'un personnage, d'une oeuvre artistique et une  belle lecture, quel beau bouquet!