9782253126393-TUn livre oppressant qui porte la douleur du narrateur, luthier à Paris, traversait par la guerre d'Irlande. Drame qu'il vit intensément dans sa chair et dans les liens amicaux et affectueux qu'il noue avec Cathy et Jim O'Leary, son époux et avec tout les combattants, et le peuple irlandais.

"Mais ne te trompe pas, m'a dit Tyrone Meehan. Je ne les [ britanniques ] déteste pas parce qu'ils nous combattent. Ce n'est rien nous combattre. C'est la guerre. Ils emprisonnent, ils torturent nos gars. Ils nous tuent, mais ce n'est pas pour ça que je leur en veux [......] J'en veux à ces salauds pour ce qu'ils ont fait de nous. Je leur en veux parce qu'ils nous ont obligés à tricher, à mentir, à tuer. Je déteste l'homme qu'ils ont fait de moi,..."

L'auteur alterne chronologiquement les chapîtres relatant le souvenir des voyages en Irlande du narrateur, et l'interrogatoire de Tyrone Meehan, le traître, après la trêve du 31 août 1994.

"Il avait des raisons.Ces raisons il me les faudrait. Il me les devait. Il devait me dire qui me parlait devant le lac noir. Qui était l'homme qui m'enlaçait? un traître ne peut pas regarder sa terre comme cela. Il ne peut pas aimer sa terre comme ça."

Un écriture limpide, faite de phrases courtes, sèches, au scalpel parfois, qui devient poétique quand le narrateur regarde la nature irlandaise, et sa lumière. Et nous dit toute  la tendresse qu'il éprouve pour ce pays, son peuple, la cause qu'il défend, et son métier de luthier.

Un livre inoubliable 

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Résumé

Il trahissait depuis près de vingt ans. L’Irlande qu’il aimait tant, sa lutte, ses parents, ses enfants, ses camarades, ses amis, moi. Il nous avait trahis. Chaque matin. Chaque soir… S. C.

Un roman fort et transi.Jean-Marc Parisis, Le Figaro Magazine.

Un livre rugueux d’une beauté terrible.Bernard Géniès, Le Nouvel Observateur.

Un livre fascinant pour ce qu’il dit de l’amitié, de la solidarité. Et de leur fragilité si humaine…Delphine Peras, L’Express.